A Propos d’Helen

Helen Powles est d’origine anglaise mais préfère, après une quarantaine d’années de résidence en France, se considérer comme Européenne.
Elle a toujours peint. Après des études littéraire et un début de carrière comme journaliste à Londres, elle s’est retrouvée à Paris coincée à la maison avec sa petite famille. A ce moment-là, elle a reprit ses pinceaux et commencée à exposer ses tableaux. Aujourd’hui, elle continue de peindre. Mais sa rencontre avec la terre, quelques années plus tard, était une véritable révélation et elle s’est lancée, en parallèle, dans cette nouvelle voie.

Depuis elle est d’abord connue en tant que sculpteur. Elle crée des pièces uniques en céramique, souvent associées au bois et à d’autres matières, et elle les traduit quelquefois en bronze. Ses sculptures, comme ses tableaux, sont difficiles à classer. Figuratifs, plutôt dans la lignée de l’art imaginaire, onirique, ses sculptures, comme ses toiles, font allusion à la mythologie, au sacré, au mystère, et sont les fruits de ses méditations.

Ses personnages intemporels sont construits de légères feuilles de la terre de grès de la Puisaye, une terre de tournage très souple, détournée, puis montés sans armature autour d’un vide. Elle plie, tord, déforme, imprime ces feuilles avant de cuire ses pièces très lentement jusqu’à 1,300°C et de les patiner aux ocres et aux cires d’or. Les drapées souples reflète l’influence sur son œuvre de la statuaire des grandes cathédrales gothiques du Moyen Age. Sa technique, à la fois étudiée et spontanée, parle de sa quête de la vérité simple, car ces feuilles fines de grès sont l’expression du paradoxe de l’âme humaine l’essence de notre terre-mère. Ses œuvres interpellent. L’extrême fragilité de l’âme se sent dans les feuilles délicates qui dessinent les corps. L’émotion et l’amour se lisent dans les visages et les mains – leur silence parle.